dimanche 24 juillet 2011

Nouvelles étiquettes en exclusivité : donnez votre avis

Bonjour à tous,

Je suis en pleine création de mes nouvelles étiquettes. Je voudrais les moderniser un peu tout en gardant l'esprit des premières éditées en 2010. Alors à vos claviers, j'attends vos critiques sur les nouvelles idées que je vous soumets. Je vous mets le millésime 2009 en comparaison.
millésime en bas

 J'ai changé : la police de "Benoît ROSEAU", enlevé le degré et la contenance (qui apparaissent sur l'étiquette latérale non représentée ici) et ajouté le cadre de couleur jaune pour les blancs, rouge pour les rouge...
millésime en travers
 L'image a été retravaillée également (couleurs plus vives)



ancienne étiquette millésime 2009
 Et pour le Saint-Joseph, ça donne ça :
saint joseph nouvelle version
saint joseph 2008
là, j'ai aussi changé la police de l'appellation.
Dites moi aussi si vous préférez le millésime de travers ou bien en dessous de l'image ou bien... autre chose !

 Pour comparer avec la version 2008
Allez, je vous laisse, j'attends les commentaires, je commande dès demain matin les étiquettes.
A bientôt

Benoît

lundi 18 juillet 2011

Les vignerons en balade !!!

outre la vigne et le vin, il y a une autre chose qui me tient à coeur et c'est d'ailleurs la seule qui arrive à me faire oublier ma vigne et mes bouteilles : la montagne. Et aujourd'hui, nous revenons, avec Juliette d'un très très beau voyage en altitude.
Parti du bout du monde, le temple de l'alpinisme, c'est à dire La Bérarde, nous voilà en route pour le refuge Temple Ecrin, au pied de la Barre des Ecrins et du Pic Coolidge, où nous allons passer trois jours sous la tente.

Avant
Après trois jours de marche et une partie de Yams
 C'est à dire trois jour en dormant mal ou pas du tout, à se lever à 3h45, à marcher entre 2h30 au moins et 10h selon le programme et à manger des soupes en poudre et de la semoule à la soupe en sachet. Et oui, la montagne, c'est comme la vigne, c'est exigeant, il faut se bouger pour arriver à un résultat... mais là, la chance était avec nous : météo magnifique pendant deux jours. Seuls quelques nuages nous annonçaient le déluge de dimanche (un éboulement sur la route reliant la Bérarde au monde nous a bloqué pendant quelques heures, ce qui nous a permis de participer à la fête des guides, trempés jusqu'à la moelle).

Juliette, qui partage maintenant mes deux vies de vigneron montagnard a été magnifique de courage et de ténacité. Faut dire qu'elle a le physique (on dit la caisse).





Bon, là, c'est 6h du mat à 3000 et l'acclimatation n'est pas encore là...

Petite mer de nuage avec Les Ruys en ligne de mire...






Juliette avec la face nord de l'Ailefroide dans le dos. Il ne faut pas trop que je la pousse, sinon, je n'arriverai bientôt plus à la suivre...






Ici, à droite, 3700 m environ... on ne va pas au sommet qui se trouve à 100m mais il faut passer un mauvais pas... on redescend... les points noirs sur la neige ? des alpinistes... bien lointains...




Pour le Pic Coolidge. Lever 3h45, départ 4h40, retour à la tente à 15h... avec quelques petites pauses mais pas trop pour tenir l'horaire que nous n'avons pas tenu d'ailleurs...
Le soir, on a eu du mal à imaginer repartir le lendemain, on était tentés de redescendre à la Bérarde.

Mais bon, on avait monté les sacs pour quatre jours alors le lendemain, reposés, nous voilà repartis pourle Col des avalanches, 3499 m que nous atteignons vers 12h.

La Patagonie est à l'honneur !





Le Vénéon est en furie !!!










le dimanche, retour à la Bérarde sous l'orage...

Aller, après ce petit intermède glaciaire, il va falloir que je coule ma dalle dans ma cave (j'agrandis)
Alors à bientôt

Benoît

mercredi 6 juillet 2011

Saint Péray 2010 : il n'y en aura pas pour tout le monde

C'est une grande fierté de vous présenter mon Saint-Péray 2010. Pour cela, rien de tel que de vous retranscrire le commentaire de dégustation que j'ai reçu ces jours :


Couleur profonde à la teinte dorée à reflet vert . Nez intense qui développe un bouquet capiteux et confit poursuivi et souligné par des notes épicées et boisées :
Vanille , moka et musc , aubépine , pêche et fruits confits , pain d'épices.
Bouche ample, chaleureuse et suave qui échappe à la langueur par la grâce d'une présence minérale ciselée.

Quoi de mieux ? Je viens de faire déguster au Cercle des Vignerons à Ampuis à quelques amateurs dont Christophe Bonnefond dont la réputation n'est plus à faire et mon Saint-Péray a été... comment dire, je n'ai pas les mots... enfin bref, c'est bon quoi !!! et j'ai RDV au Cercle lundi pour affaires...

Aller, je vous laisse méditer la dessus, il n'y en aura pas pour tout le monde !

A bientôt

Benoît

mardi 28 juin 2011

Effeuillage ou enlever les entrecoeurs ?

Un seul but, la qualité du raisin... alors pour vous expliquer le travail en cours, il s'agit d'aérer le feuillage et les grappes de raisins en enlevant soit des feuilles (effeuillage) soit les entrecoeurs (rameaux qui poussent à l'aisselle des feuilles).
Ces rameaux, pas vraiment utiles, et dont le développement pompe de l'énergie qui ne profite donc pas aux grappes.
Les enlever apporte donc deux choses : 
- une meilleure aération des grappes et donc un meilleur état sanitaire (moins de sensibilité aux maladies type oïdium et pourriture grise)
- une meilleure exposition au soleil, ce qui améliore la maturité du raisin en favorisant en particulier les éléments colorants (anthocyanes). L'oïdium n'aime pas non plus le soleil.
J'avais le choix entre deux solutions : effeuillage précoce et entrecoeurs. 
J'ai préféré la deuxième car, bien que plus gourmande en temps, elle permet de laisser plus de feuilles qui fournissent de l'énergie aux grappes. Je n'exclue pas un effeuillage plus tardif dans un deuxième temps.
Les quelques images prises dans les vignes vous permettront de bien visualiser le problème.
Avant l'effeuillage
Après : on voit les grappes comme si on était la tête dans le cep

Avant, rien à terre
Après, le sol est jonché de rameaux.



















Tout ce travail est... manuel évidemment. Environ 30 secondes par pied * 3000 dans la syrah et 1400 dans le Saint-Joseph. Il faut rechercher aussi les tout petits qui deviendront grands... et que l'ont ne voit pas forcément. Tout se travail se retrouvera aux vendanges car elles seront aussi facilitées : on ramasse plus vite et mieux quand on voit ce qu'on fait !!!
Etape suivante : on attend que ça mûrisse, on évalue le rendement et... s'il le faut, on en enlève un peu. 
A plus tard !

samedi 25 juin 2011

Essai chenillette : enfin quelque chose de sérieux

Après l'intermède de l'USBwine je reviens au choses sérieuses :
A y est le père noël est passé... on avait mis un tracteur sur notre liste de mariage... c'était un blague, mais mon frère m'a offert un enjambeur bobard... à l'échelle 1/32ème... bon, je le mettrai dans ma vitrine.


Enfin, Juliette me pardonne mais le voyage en Italie a été fructueux puisque nous avons rendu visite à un petit artisan qui assemble des brouettes à chenilles hydrauliques : je lui ai fait faire un attelage pour mettre un cultivateur et un moteur plus puissant que l'original (9cv) et voilà un micro micro tracteur à chenille !!!
A la demande générale, des photos de la chenillette. Là j'ai mis Juliette à l'épreuve !!!





Rappelez vous, le jour de Noël, quand, enfant, vous avez eu un jouet que vous attendiez depuis des années... et il est là dans votre chambre, mais d'abord il faut passer par la case déjeuner de famille... ça m'a fait un peu pareil... un vrai gamin de 32 ans !!! Enfin, j'ai choisi un métier qui m'intéresse alors c'est un peu normal, quand on cherche des solutions, qu'on les trouve mais qu'il faut encore les éprouver... il y a une certaine impatience et un certain stress qui s'installe.
L'italien est venu livrer lui même à la maison parce qu'il voulait voir si la pièce qu'il a conçu pour l'occasion était bien adaptée pour le cultivateur (ça m'a mis en confiance quand même).

Bon, sur la vidéo, vous voyez le premier essai, ça va pas bien vite mais quand on a pris le coup de main ça va mieux.
On va dire que ça dépote quand même !!!

J'ai déjà pu désherber 4500 m avec et déplacer quelque tas de terre.
La semaine prochaine, je vais faire la vigne expérimentale des coteaux du Gier à Génilac pour éprouver un peu la machine.
A bientôt
Benoît

jeudi 23 juin 2011

Télécharger mes vins sur internet : du web au verre...

ça y'est, j'ai trouvé un moyen pour vous faire découvrir mes vins directement en toute simplicité !!!
Ah la bonne blague !

mardi 21 juin 2011

Mariage au clos du Pigeonnier

ça y'est je suis bagué...
je nage en plein bonheur !!! Avec Juliette depuis le 4 juin...

Mais quelles péripéties... C'est vrai que, pour un vigneron, se marier en pleine saison, ce n'est pas très raisonnable. Mais quand on aime, la raison... surtout qu'on voulait quand même partir quelques jours après. et abandonner les vignes à leur triste sort en période d'orage...
Alors pour commencer... j'ai mis les vignes propres : relevage terminé, vient le mariage civil...

Timing seré :
levé 5h30,
à 7h je suis dans mes vignes avec l'atomiseur sur le dos,
à 9h45, traitement fini,
à 10h30 je finis le lavage,
à 10h55, je suis fin prêt pour la mairie... mais... et mon taxi .? zut, je suis en retard.
11h euh... 11h15, arrivée à la mairie et ils convolèrent en justes noces ! J'ai ouvert pour l'occasion, quelques magnum de Saint Joseph 2007 fait maison (un délice, mais je vais garder ceux qu'il me reste quelque décennie) et pour le fromage... un château Latour 1991... Mémorable, à la fois jeune et vieux, un délice. Pour le commentaire de dégustation, demander au sommelier familial... Mais il est pas bavard !

Puis le mariage religieux sous l'orage, le voyage de noce en Italie (que bella la vita) sous la pluie et un retour radieux, les vignes sont saines et magnifiques. Grâce au traitement du matin du mariage civil !
Le plus drôle, c'est que les gens ne comprennent pas : comment, vous n'êtes pas sur de partir en voyage de noce (on a décidé de partir le lendemain du mariage) : ben quand votre chiffre d'affaire annuel est pendu dans vos vignes et que vous pouvez tout perdre du jour au lendemain, ça vous fait réfléchir à deux fois même pour votre mariage.
Et maintenant la vie à deux. A Villeurbanne... Et oui, le mariage oblige des compromis alors je vais faire les aller et retour Villeurbanne Pélussin (ou dans mes vignes). Un peu de piment dans notre vie déjà trop simple...
A bientôt dans les vignes, à la cave, pour une dégustation au 21 rue François Gillet à Villeurbanne.

Benoît (et Juliette qui se joint à moi)

PS : efficacité du purin d'ortie surprenante : le feuillage du chardonnay a changé de couleur (plus sombre) et ça pousse, ça pousse... ça, plus l'eau qu'il est tombé pendant le mariage...