mercredi 26 septembre 2012

Pensées du vendangeur

Et voilà, premières vendanges à Pélussin, le Chardonnay est pressé, débourbé (le jus est décanté puis le jus clair est séparé du reste) et les fermentations commencent.
Et maintenant ? On attend... le Saint Jo blanc n'est pas mûr, la Syrah de Rosette, n'en parlons pas. Encore une bonne semaine. 
Peut-être la Patagone en début de semaine prochaine, beau temps annoncé.
Et pendant ce temps ? On fait des papiers, du nettoyage, on bichonne les tonneaux, les vidanges, les baux ruraux à faire enregistrer aux impôts, demander des droits de plantation, envoyer des échantillons aux Etats Unis (Revue Wine and Spirit), en Angleterre (revue Decanter), livrer du vin, entretenir le matériel, compter les seaux d'eau qui tombent du ciel, consulter la météo 3 fois par jour, constater qu'on peut pas trop s'y fier, planifier son emploi du temps et ne pas s'y tenir... on s'occupe quoi... tant de choses insoupçonnées. 
Enfin, après un WE de travail, la journée pluie d'aujourd'hui permet de faire des paperasse et... de rentrer chez soi à 4 heures, les administrations fermant à cette heure là. 
C'est l'avantage de l'indépendance : je peux prendre mes WE pour travailler, aller faire un salon du vin pendant que Juliette accouche... mais je peux aussi (plus rare) partir du jour au lendemain pour faire le Mont Blanc un lundi et m'en remettre la semaine qui suit (ça c'était cet été). 
Bon sinon, je ne l'ai pas dit mais le Chardonnay était bien joli, pas un gros degré mais ça ce n'est pas important, on cherche le bon équilibre. Et la journée a été bien sympathique, les vendangeurs abreuvés de vins de l'année dernière et de plus vieux millésimes (Cornas 2005, excellent !). D'ailleurs, un grand merci à eux, ils ont donné un bon coup de main. 
Un grand merci aussi à ceux qui ont eu l'obligeance de répondre même s'il n'ont pas pu venir. 

Et allez, je n'y tiens pas... quand à ceux qui n'ont même pas répondu à mon invitation... c'est vrai quoi : on peut répondre, c'est la moindre des choses, un texto = 15 secondes... 

Et le Saint Péray ? Ben oui, lui aussi est dans la boît... euh... en cuve et en tonneaux : j'ai d'ailleurs squatté une cave de plus... je pousse les murs...
Voilà, on vous fera passer des photos de tout ça si vous êtes sages

A bientôt

Benoît

lundi 3 septembre 2012

Vendanges

Bonjour à tous

Je viens de faire un contrôle de maturité dans le chardonnay dans ma vigne de Pélussin : ça fait 11° (ça faisait 12° le 16 septembre).
Les vendanges peuvent être programmées le samedi 15 (donc finalement ce sera le 22).
Vous êtes tous conviés à participer à ces premières vendanges, moment historique !!!
Je vous attends donc samedi 15 (22) tôt le matin, le raisin blanc se ramasse frais, et le pressurage est très long.
Au programme :
- récolte du chardonnay
- pressurage à l'ancienne avec mon pressoir manuel mécanique

- festivités (apéros, barbecue, goûter, dîner et veillée selon les disponibilités et les goût de chacun) autour du pressoir


- le tout autour, bien sûr, des vins du domaine
Merci de me confirmer votre venue, par mail ou par téléphone ou encore en faisant un commentaire sur ce post
à très bientôt

Benoît

jeudi 26 juillet 2012

Buttage des vignes : vive Sachem le cheval !

Ah oui, j'oubliais... je vous avais promis des images de Sachem, l'indien qui se promène avec un bonnet dans mes vignes. 
Donc ça commence à dater (11 juin) mais ça y'est, je vous les livre. 
Globalement, très content du résultat : après un mois et demi, je n'ai pas eu besoin de refaire un passage au cultivateur (j'aurai eu du mal, vu que les deux que j'ai acheté sont pliés et chez le vendeur en garantie (Au niveau inefficacité, bravo C. motoculture...). J'ai juste dû faire un petit passage avec le cultivateur du motoculteur pour remettre un peu à plat (courir derrière lui n'a pas été de tout repos mais bon).
 Le choix du cheval : la motocharette ne passait plus dans les rangs et le buttage était nécessaire pour étouffer l'herbe sous le rang (ce que je n'arrive pas à faire avec le cultivateur.

Donc voici les images :



Donc : avant


Ca descend (jusqu'en bas sisi, private joke désolé)

premier passage
Bon ça c'est sensé être le résultat mais c'est juste les quelques rangs débuttés (et non pas buttés)


Là, c'est dans le Saint Joseph

Là, c'est la Syrah de Rosette
Et voilà, du bon boulot, mieux que dans mes rêves, merci à Sachem et à Dominique Guignan, qui est surtout forestier (débardage à cheval)
A bientôt !

PS : mises en bouteilles faites ce lundi : 1050 Saint Péray 2011
1300 Saint Joseph blanc 2011
800 Saint Joseph 2010 (la fin...)
Avis aux amateurs !

dimanche 15 juillet 2012

Orélie-Antoine Ier, roi de Patagonie



Comme tout le monde me demande pourquoi la cuvée Patagone, voilà une micro biographie de Orélie-Antoine 1er, roi de Patagonie.


 
"Antoine de Tounens, modeste avoué de Périgueux né en 1825 en Dordogne, débarque au Chili le 28 août 1858. Ayant promulgué une Constitution, Orélie-Antoine Ier se proclame roi d’Araucanie et de Patagonie le 20 novembre 1860, revendiquant un royaume qui s’étend jusqu’au détroit de Magellan. Fait prisonnier par l’armée chilienne le 5 janvier 1862, il est interné dans un asile. L’intervention du consul de France lui permet de regagner l’Europe en octobre 1862. Tounens monte de nouvelles expéditions en 1869 et 1874. Sa dernière tentative échoue en 1876. Objet de moqueries, il meurt dans la misère le 17 septembre 1878 à Tourtoirac (Dordogne). L’écrivain Jean Raspail conclut son roman Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie (éd. Albin Michel, 1981) en se proclamant consul général de Patagonie, représentant du royaume d’Orélie-Antoine Ier. « La Patagonie, c’est ailleurs, c’est autre chose, c’est un coin d’âme caché, un coin de coeur inexprimé », déclare Raspail qui naturalise depuis de nombreuxPatagons et nomme des vice-consuls dans plus de quarante pays ! Disposant d’une chancellerie à Paris, les Patagons sont aujourd’hui 5 000 !"
Pic de l'étendard (Grandes Rousses, dans les Alpes)
Ils disposent aussi de l'Institut Royal Patagon d'Oenologie dont je fais partie.
Je suis l'un d'eux depuis l'été 2003 : je porte haut les couleurs de la Patagonie dès que l'occasion s'en présente :





Mont Toubkal au Maroc



Aiguille d'Argentière (Massif du Mont Blanc)


 Alors pourquoi la cuvée Patagone ? Parce que la Patagonie, c'est le royaume de la réalisation du rêve, créer mon domaine viticole. J'espère que je ne tomberai pas dans la déchéance comme Orélie Antoine 1er !!!

A bientôt

Benoît