Domaine Benoît ROSEAU bientôt disponible en Californie (veritas imports) le vin est prêt à partir !
Apparemment ça plaît : une palette de Rosette et Saint Péray est partie
fin mai à Seattle, le vin a été vendu en trois ou quatre jour, du coup
une nouvelle commande pour l'état de Washington est aussi prête à partir
!!!
Les vendanges approchent mais toujours pas d'eau. c'est là qu'on voit
les grands terroirs : la Côte-Rôtie n'a pas l'air de souffrir trop alors
que les vignes sont jeunes. A Condrieu, belle récolte en perspective et
là les grappe sont dodues malgré la sécheresse. Quels terroirs !
Pour mes vignes ardéchoises, c'est plus raide, c'est presque la peau sur les os, euh, sur les pépins...
Je vous tiens au courant pour les vendanges, peut-être fin de semaine prochaine (29 août) selon les analyses de maturité de lundi prochain.
Suivez la création du domaine de la plantation des vignes à la dégustation des vins.
vendredi 21 août 2015
mardi 23 juin 2015
Sélection du New-York times pour l'été: ma syrah de Rosette.
Il y a aussi Nicolas Gonin!
voici l'article de Eric Asimov :
Il y a aussi Nicolas Gonin!
voici l'article de Eric Asimov :
Benoit Roseau I.G.P. Collines Rhodaniennes Syrah de Rosette 2012
This
smoky, savory, light-bodied syrah comes from the Collines Rhodaniennes,
hillside vineyards outside the most esteemed areas of the northern
Rhône. It’s not a wine that suggests the mysteries of terroir. It’s
simply pure pleasure and low in alcohol. Lightly chilled, it’s perfect
with charcuterie. (M.F.W. Wine Company/T. Elenteny Imports, New York)
samedi 18 avril 2015
Activités hivernales
bonjour à tous
D'aucun disent que je ne parle plus beaucoup sur mon blog, c'est normal, avec l'arrivée du Smartphone dans votre domaine viticole favori, j'utilise plus facilement Facebook pour poster des photos et vous faire partager au jour le jour mes aventures (https://www.facebook.com/broseau).
En ce moment, outre le travail de la vigne classique (taille), j'ai mis en place un certain nombre de tâches pour améliorer la qualité des vins, la quantité (il faut bien que je finisse par me payer un jour) et la qualité de travail.
J'ai donc commencé par faire des analyses de sol l'année dernière pour savoir où en sont les vignes. D'après les résultats j'ai donc fait un chaulage au printemps dernier dans les parcelles qui en avait besoin (Condrieu, Côte-Rôtie, Autour du Pigeonnier) puis compost de fumier de mouton sur les vignes où la vigueur est faible et où il manque de la matière organique (relance et entretien de la vie du sol surtout à Condrieu, en Saint Joseph Blanc, et un peu sur la Syrah de Rosette.
Pour les vignes de Pélussin, qui manquent de Calcium et de Magnésium, un peu de cendres de bois (issues de chênes de Côte-Rôtie). Je leur destine aussi le compost que je fais à base de 2/3 marc de raisin, 1/3 fumier de nos moutons sans oublier quelques écorces de bois (toujours le même chêne, provenance noble pour vin d'esprit noble). Les écorces servent à aérer le compost.
J'ajoute également le compost ménager à base de nos épluchures de légumes etc.
J'ai aussi investi dans du matériel efficace pour le travail du sol, covercrop, intercep hydraulique...
J'ajoute également le compost ménager à base de nos épluchures de légumes etc.
J'ai aussi investi dans du matériel efficace pour le travail du sol, covercrop, intercep hydraulique...
Côté cave, je mets en place une organisation plus rationnelle : le manque de place (et pi la dalle est pas étanche, question lavage, ça complique) me pousse à trouver des solutions. Je vais donc vinifier une grande partie de mes vins (les rouges) en extérieur (ça c'est possible grâce au chauffage central), transférer le stockage bouteilles et le poste étiquettage-expédition dans la cuverie actuelle.
Il faudra une sorte de auvent pour abriter cuves et pressoir de la pluie... et une petite dalle.J'ai aussi installé une chaudière bois pour le chauffage central et le chauffage des cuves de rouge pendant les vinifications.
Pour les vinifications extérieures, je disais donc que c'est possible grâce à la chaudière, en effet, les vins rouges se vinifient à chaud, entre 25 et 35°C. Une cuve extérieure se refroidit trop pour permettre ces conditions d'où le chauffage.
J'ai d'ailleurs installé une première cuve de 50 hl dès cette année. Super simple à travailler, bien plus pratique que le garage des parents où je vinifie mes rouge pour l'instant... Pas de limite au niveau plafond (plusieurs milliards de kilomètres au dessus de ma tête suffiront bien largement à mon Ego... oups, à ma cuve de 3,5m de haut !!!)Enfin, j'ai fait une porte de garage pour fermer une pièce devant ma cave, ce qui me permet d'agrandir celle-ci pour y stocker les prochains millésimes de blancs en cuves... On pousse les murs !
Comme vous voyez, le domaine se mets en place gentiment mais surement... on a d'ailleurs (presque) fini la plantation sur le Coteau de Tupin en Côte-Rôtie. Ce sera l'objet d'un prochain article...
En attendant, après un hiver dur physiquement, je serai heureux de vous retrouver au salon de Seclin du 24 au 27 avril prochain. télécharger une invitation.
A très bientôt
Benoît ROSEAU
mardi 17 juin 2014
Faut être tarré pour faire bio en Condrieu
Première fois que je passe la motochappot en avril en Condrieu : ça passe partout, mais il faut déposer le cultivateur à chaque bout de rang pour tourner vu qu'y quasi pas de tournière. Résultat, 4 heures de travail pour 2000 m². Plus une demi journée pour remettre la chenille qui s'est barrée...
Deuxième fois Il
va falloir monter un poste à souder portatif sur la chenillette. J'ai
arraché le cadre en tirant le cultivateur dans ma vigne de Condrieu
après 3 rangs et demi.
30 mn pour préparer la machine et la charger,
20 mn de route,
15 mn pour décharger et démarrer mon chantier,
15 mn de travail effectif,
1 mn pour l'arrachage du cadre, tient c'est marrant, ce cultivateur qui ne rentre plus dans la terre...
retour au camion avec quelque péripétie sur le chemin... tient la chenille qui se barre
30 mn pour remettre la chenille en place à l'aide d'un cric, une barre à mine et un pied de biche (je deviens unn pro du déchenillage, la première fois, j'ai perdu une demi journée avec intervention d'un technicien. La deuxième deux heures avec l'aide d'un voisin, là tout seul avec mes petits bras musclé en une demi heure.)
10 mn pour charger, remonter le chemin de terre avec le fourgon avec 1,3 tonnes au C.
20 mn de route
1h de soudure, pas testé la solidité mais je suis pas un pro de la soudure, j'ai peur...
30 mn pour préparer la machine et la charger,
20 mn de route,
15 mn pour décharger et démarrer mon chantier,
15 mn de travail effectif,
1 mn pour l'arrachage du cadre, tient c'est marrant, ce cultivateur qui ne rentre plus dans la terre...
retour au camion avec quelque péripétie sur le chemin... tient la chenille qui se barre
30 mn pour remettre la chenille en place à l'aide d'un cric, une barre à mine et un pied de biche (je deviens unn pro du déchenillage, la première fois, j'ai perdu une demi journée avec intervention d'un technicien. La deuxième deux heures avec l'aide d'un voisin, là tout seul avec mes petits bras musclé en une demi heure.)
10 mn pour charger, remonter le chemin de terre avec le fourgon avec 1,3 tonnes au C.
20 mn de route
1h de soudure, pas testé la solidité mais je suis pas un pro de la soudure, j'ai peur...
3h 21 pour un quart d'heure de travail effectif... le travail du sol
c'est VRAIMENT compliqué. Faut être tarré pour faire bio dans ces
conditions.
Mais je suis têtu et je vais y arriver : j'ai maintenant un cadre sur lequel je peux adapter toutes sortes d'outils (solides, faits pour des tracteurs, j'aurai du mal à les abîmer avec la chenillette), intercep, cultivateurs, charrues à disques...

Maintenant, une petite devinette : quel est le cépage sur ces deux photos. sachant que ce cep a plus de 70 ans, qu'il a redémarré après la plantation de ma vigne de Côte-Rôtie, qu'il y en a 5 ou 6 comme lui dans cette parcelle et que si c'est ce que je pense, je m'en vais demander à un pépiniériste de le multiplier...A la prochaine !
mercredi 5 mars 2014
Saint Joseph et Saint Péray dansle guide Bettane et Desseauve
Un client vient de m'envoyer ce scan de l'excellent Guide Bettane+Desseauve
Merci à lui, je savais que j'y étais mais n'avais pas vu l'article !
Plutôt encourageant !!!
Merci à lui, je savais que j'y étais mais n'avais pas vu l'article !
Plutôt encourageant !!!
dimanche 23 février 2014
Saint Joseph les replats : on a ravalé la façade...
Bonjour à tous
à évènement exceptionnel, article indispensable : Prenez d'abord une parcelle où la végétation est si dense que vous ne pouvez pas y rentrer sauf à quatre pattes... coupez les arbres, et sortez les au treuil...
A gauche, la parcelle après avoir sorti quelques 40 ou 50 tonnes de
bois. Le grand triangle, c'est la trace laissée par les arbres... 16 jours de main, d'oeuvre...
Pour la recette : prenez une pelle de 22 tonnes, ajouter un chauffeur pro (pas moi) un godet pour brasser m3 après m3 de terre, une dent pour brasser le rocher à un mètre de profondeur et allez y...
Étant donnée la pente, environ 40 m de dénivellé sur 70m de long, nous avons commencé par faire un chemin qui descend en travers jusqu'à mi pente, un virage puis on descend tout en bas.
De ce chemin des terrasses partent à plat, perpendiculaires à la pente. Une terrasse de trois mètres de large, un talus de 5 mètres de haut, une terrasse, un talus etc...
Pour avoir des terrasses à plat, on enlève la terre végétale parfois 2 mètres de profondeur, parfois 30cm, on nivelle le sous sol, voir le rocher et on remet la terre végétale par dessus en triant les racines pour ne pas les enterrer puis on nivelle cette terre. Enfin, on va "taluter" pour stabiliser les talus et leur donner une pente régulière à 45° (pente naturelle au delà de laquelle "ça tient plus..."
J'ai pensé à Lydia et Claude Bourguignon toute la semaine : au cours d'une conférence sur les sols, ils ont fortement déconseillé de brasser trop les sols pour ne pas bousculer ce terroir que les siècles ont mis en place... Mais avais-je le choix ?
en ville on ravale les facades des vieux
immeubles, de mon côté, avant de planter une parcelle autrefois
exploitée mais qui a un peu vieilli, j'ai aussi fait ravalé la façade de
la montagne des replats...
En nettoyant le terrain, on s'est aussi aperçu que les limites n'était pas franches, que mon voisin de droite avait planté chez moi, que mon voisin de gauche aussi (à confirmer lundi). Nous voilà avec le décamètre, géoportail, le gps du smartphone (géniale application pour mesurer les surfaces) pour essayer de s'y retrouver.
Au final, je vais pouvoir planter des terrasses à plat, trois mètres de larges, avec trois rangs espacés de 1,5 m. Je pourrais donc me promener en chenillette, voire avec un petit tracteur vigneron pour traiter et travailler les sols (attention la caillasse). Mais l'entretien de talus, ce sera avec une corde de rappel...
Imaginez le volume de terre remué en plusieurs étapes, sur une
parcelle de 7000m², le tout en 6 jours de travail... c'est biblique : je vais pouvoir me reposer le septième jour
!!!...
A bientôt pour des nouvelles
Benoît
A bientôt pour des nouvelles
Benoît
lundi 18 novembre 2013
Vinothérapie : comment se sentir en forme grâce au vin et à la vigne.
En reprenant quelques photos récentes, je me rends compte que le métier de vigneron est un métier qu'il est bon pour la santé physique et mentale non seulement du vigneron mais aussi de son entourage et des consommateurs de (bon) vin...
En témoigne donc ces photos : le vigneron, votre serviteur, n'utilise que très peu de machine, en particulier à la cave où il "pige" à l'ancienne. Piger, c'est enfoncer le marc, la partie solide du raisin au fond de la cuve à l'aide d'un robot pigeur ou... de ses jambes (photo de gauche) Quel plaisir de sentir le gaz carbonique issu de la fermentation remonter le long des jambes...
Son fils, qui a un an (et pas toutes ses dents ) et qui fait ses dents n'hésite pas à se les soulager avec un bouchon maison. Preuve qu'il sont naturels et comestibles, je ne le laisserais pas faire avec un bouchon reconstitué plein de colle ou en plastique.
Pour ce qui est de la santé mentale, rien ne vaut un bon foulage sans machine mais au pied (avec ou sans bottes). Le foulage, c'est écraser les baies de raisin pour faire sortir un peu le jus. Le foulage maison permet de le faire en douceur et de garder de nombreuses baies entières... Encore un secret de fabrication de la Syrah de Rosette et de la cuvée Patagone.. Zut, je devrait me taire. En tout cas, on danse dans la bonne humeur !
Et le vigneron qui se sent seul dans ces vignes durant les long froids d'hiver alors ? Ne va-t-il pas déprimer ? le pauvre ! Il suffit de lui mettre à disposition un animal de compagnie. Moi, j'ai choisi les moutons. A croire que eux aussi ont besoin de compagnie : il sont restés avec moi une bonne partie de l'après midi...
Enfin, il y a le chauffage central : dans les parcelles défrichées pour planter de la vigne, on a commencé par couper le bois, le sortir de la parcelle, le débiter, le fendre, le faire sécher, le rentrer sous abri, le rentrer près de la cheminée, enfin le brûler. En tout, on s'est réchauffé au moins trois ou quatre fois !!!
Et on finit avec les jouets gratuits : un bouteille ça roule et ça fait
de la musique quand je tape sur le carrelage avec... Quoi, j'ai rien bu
moi !!!
Allez, je vous laisse !!!
A bientôt
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